Billet d’humeur

Tout d’abord, je tiens à vous dire que je suis heureuse de vous retrouver après 15 jours de panne internet, autant dire une éternité! 😉

Où s’arrêtera la bêtise ordinaire?

Récemment, un fait divers a attiré mon attention comme celle de nombreuses personnes. Certains d’entre vous en ont certainement entendu parler. Pour les autres, je rappelle les faits:

Dans le paisible village de Lacapelle-Viescamp (Cantal), un couple de citadins a saisi la justice et obtenu gain de cause parce qu’ils étaient incommodés par l’odeur du troupeau de vaches salers de leur voisin agriculteur. Ben oui, braves gens, dans les villages, il y a des animaux de ferme et ces bêtes-là ne se parfument pas au Guerlain! Etonnant, non? aurait dit notre regretté ami Pierre Desproges. Précisons que la ferme de l’agriculteur existe depuis 1802 (année de naissance de Victor Hugo qui doit se retourner dans sa tombe), date à laquelle ce couple de citadins qui veulent la campagne sans l’odeur n’étaient même pas encore une idée. Que la justice leur ait donné raison me laisse sans voix. C’est dit, les juges ont tranché, le paysan qui ne demandait rien à personne devra déplacer son troupeau. D’autres néo-ruraux se sont déjà élevés contre le chant du coq, l’horloge du clocher de l’église qui sonne les heures, les demies et parfois les quarts. Dans mon village, les habitants ont râlé parce que l’horloge était en panne. La mairie l’a fait électrifier et depuis tout va bien, les gens sont contents. Quand on n’aime pas la campagne, on reste en ville, surtout si on n’est pas prêt à vivre au diapason des habitants du coin. Faut-il le rappeler, ce n’est pas à eux de s’adapter au citadin en mal de verdure mais l’inverse.

Les touristes ne sont pas les derniers

Cette histoire est à mettre en parallèle avec le comportement de certains touristes qui prennent l’avion, parcourent la moitié de la planète et chipotent parce que là où ils sont, ce n’est pas comme chez eux. Ben non, c’est le propre des voyages de partir à la découverte d’un autre monde, d’une autre culture, d’une autre cuisine. Ah, combien de fois ai-je entendu des Français se plaindre parce qu’ils en avaient marre de « bouffer » du riz en Asie et avaient hâte de retrouver leurs plats de patates!

Je me souviens d’un type qui s’indignait en regardant les paquets de fils électriques à Bangkok. « Ils peuvent pas arranger ça? C’est incroyable! ». Non, ils ne peuvent pas ou ils ne veulent pas et je ne vois pas en quoi ça dérange un touriste lambda qui vient passer 15 jours en Thaïlande. Moi, au contraire, ça a plutôt tendance à m’amuser et à m’épater. Je me demande toujours comment tout ne saute pas dans un joyeux feu d’artifice au premier orage. Je suis admirative.

L’instinct grégaire

Pourquoi la plupart des gens veulent imposer leur manière de vivre au reste du monde? Ils acceptent de voyager mais ne veulent pas perdre leurs repères et éprouvent le besoin de retrouver des gens qui leur ressemblent. Pour ça, ils vont s’entasser dans des hôtels gigantesques qui proposent ce qu’il y a de pire en matière de tourisme: la formule all inclusive. Ils passent leurs vacances entre eux, boivent les mêmes cocktails autour de la piscine, se retrouvent aux mêmes tables (attention: gare à celui qui pique leur place) et finissent la soirée dans la boîte de nuit de… l’hôtel. Au retour, ils vous annoncent fièrement « Il y a deux ans, on a fait La Réunion, l’année dernière Maurice et cette année Bali ». Mouais.

Mais les pires (et j’en ai vu aussi) sont ceux qui se croient supérieurs aux autochtones pour peu que ces derniers n’aient pas la même couleur de peau qu’eux. Cet air supérieur et suffisant de certains Occidentaux me révulse. J’ai eu pour voisine une femme qui ne supportait pas de voir un serveur noir dans un restaurant de la métropole mais adôôôrait passer ses vacances en Guadeloupe. Autant dire qu’on n’était pas copines.

cygnes-noirs-tahietvous-com

Le chemin est encore long pour que chacun accepte l’autre tel qu’il est. Prenons de la hauteur, regardons la Terre pour ce qu’elle est, une petite planète parmi le système solaire à l’échelle duquel les humains ne sont que des fourmis.

 

 

 

 

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