Lorsque l’enfant paraît en Thaïlande

Dans le dernier numéro du magazine Gavroche, j’ai lu un article très intéressant qui met en parallèle le comportement des bébés thaïlandais et celui des bébés français.

Les pédiatres constatent généralement que lors de la visite du neuvième mois, les petis Thaïlandais ne pleurent pas, contrairement aux petits Français. Notre réputation de « râleurs » ne serait donc pas usurpée. 😉

Bernard Brugère, pédiatre urgentiste français passionné de la petite enfance, connaît bien la Thaïlande pour être à l’origine de programmes de développement dans les bidonvilles de la capitale et dans les camps de réfugiés karens et cambodgiens. Il emploie notamment le mot de « parentage » qui désigne l’art d’être mère et père.

Après avoir observé la façon dont les parents thaïlandais agissent avec leurs enfants, il pense que l’Occident en général et la France en particulier devraient réviser leur mode de fonctionnement et s’inspirer du mode thaïlandais.

Deux visions s’opposent. A force de nous dire que l’enfant est une personne, ce qui est vrai, on a poussé le concept à l’extrême en l’appliquant aussi au bébé qui, sitôt sorti du ventre de sa mère, se retrouve seul dans sa chambre, entouré d’objets sensés l’éveiller.

En Occident, l’éducation du bébé est axée sur la séparation, l’enfant doit très vite apprendre que ses parents ne seront pas disponibles 24/24 pour lui.  Nos sociétés privilégient les droits individuels, la réussite sociale et l’autonomie.

En Thaïlande, on privilégie le parentage de proximité au sein de la famille élargie. Ainsi, le nourrisson se développe en apprenant le monde des adultes et celui des enfants et où se situe sa place. En outre, le contact permanent du groupe familial qui comprend les grands parents est très sécurisant pour lui.

Durant le premier mois de sa vie, le bébé reste confiné avec sa mère qui, déchargée de tout souci matériel et totalement assistée par sa famille, s’occupe uniquement de lui. Au cours de sa première année, l’enfant ne quitte pas sa famille élargie et n’est jamais laissé seul. Il n’a besoin d’aucun objet transitionnel tel que doudou ou tétine.

bébé-thai-gavroche
Photo Gavroche

Bernard Brugère rappelle que la chambre individuelle est récente, elle n’apparaît qu’au 19e siècle dans les maisons bourgeoises. Ce siècle a été terrible pour l’éducation des enfants. Des scientifiques, érigés en censeurs, ont imposé des diktats principalement destinés aux mères à qui l’on reprochait de perturber le développement de leur enfant par une sensiblerie nuisible! Il faudra attendre les années 1960 pour comprendre l’importance du lien entre la mère et son enfant.

Gavroche septembre 2017

Retrouvez l’article complet dans le numéro de septembre 2017 de Gavroche en vente en Thaïlande et sur abonnement.

Et vous, pensez-vous qu’il faut stimuler un bébé dès sa naissance ou l’entourer comme en Thaïlande?  Votre avis nous intéresse.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s