Bienfaits et dangers du vin

Le vin rouge est le meilleur ami de l’homme et de la femme, à condition de le consommer à raison d’un verre par jour. C’est ce qu’on appelle le « French paradox ». Voilà sans doute pourquoi il fait l’objet de nombreuses études à travers le monde. Mais attention, au-delà d’une consommation raisonnable, le bon Dr Jekyl se transforme en Mr Hyde.

Pourquoi le vin rouge ?

Les polyphénols contenus dans le vin rouge sont de puissants antioxydants qu’on ne retrouve pas dans les autres vins.

Le composé le plus intéressant est le resvératrol contenu dans la peau et les pépins du raisin. Il se développe également au contact du chêne. Par conséquent, un vin rouge sombre élevé en fût de chêne est bien meilleur pour la santé.

Le vin blanc n’a pas les mêmes propriétés car il est fabriqué à partir de la pulpe uniquement.

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Photo Congerdesign – Pixabay

Les bienfaits du vin

Votre allié minceur

Chacun sait que l’alcool se transforme en sucre dans le sang et que le sucre se transforme en graisse abdominale. Vous savez, cette petite bouée dont vous avez tant de mal à vous débarrasser.

Mais aussi bizarre que cela paraisse le vin active un gène qui bloque la formation de cellules graisseuses. En plus, il exerce une action dépurative sur celles déjà installées. Résultat, elles disparaissent progressivement. Néanmoins, ne sifflez pas la bouteille dans l’espoir d’accélérer le processus. Vous obtiendriez l’effet inverse.

Et cela va de soi mais il est bon de le rappeler, les résultats s’obtiennent dans le cadre d’une alimentation équilibrée et variée. N’oubliez pas non plus de pratiquer une activité physique régulière. Pas besoin de s’échiner, la marche d’un bon pas suffit.

Un cerveau stimulé

Diverses études menées sur le vin rouge montrent qu’une consommation raisonnable et régulière a des effets positifs sur le cerveau. La chercheuse Mary Sano de la Mount Sinai School of Medicine de New York s’est intéressée à la maladie d’Alzheimer et aux bienfaits du resvératrol contenu dans le vin rouge, notamment le cabernet sauvignon. Grâce à l’amélioration des fonctions cognitives, l’apparition et l’évolution de la maladie sont retardées (1).

Le vin aurait également un effet préventif sur les autres maladies dégénératives et la démence sénile.

Des artères protégées

Les polyphénols contenus dans le vin rouge,  dont le resvératrol fait partie, sont de puissants antioxydants. Ils protègent les vaisseaux sanguins, améliorent la circulation du sang et évitent la formation de caillots. Quant aux flavonoïdes présents dans le vin, ils permettent de lutter contre le mauvais cholestérol. De quoi conserver un système cardiovasculaire en bon état.

On trouve aussi des flavonoïdes dans les fruits, les légumes, le thé, la bière et le café.

Prévention du cancer

Les antioxydants, en particulier le resvératrol, sont les meilleurs alliés de votre organisme pour le prémunir contre des maladies graves parmi lesquelles certains cancers, comme ceux du sein, de la prostate ou du poumon. Il semblerait que les fumeurs qui boivent du vin rouge auraient 60% de risques en moins d’être malades par rapport à d’autres fumeurs.  Mais, la meilleure prévention reste encore de ne pas fumer.

Bénéfice supplémentaire, le resvératrol permet de lutter contre le vieillissement des cellules en général dont celles de la peau (2).

Mais une étude américaine réalisée entre 1998 et 2009 sur les habitants âgés d’un village italien vient tempérer ces bonnes nouvelles. Notons toutefois que les sujets buvaient du Chianti, ceci explique peut-être cela 😉

Vin rouge et infections urinaires

Certaines personnes sont sujettes aux infections urinaires. Si c’est votre cas, un petit verre en prévention est le bienvenu. En effet, le vin possède non seulement des propriétés antioxydantes mais également astringentes. Il évite ainsi la fixation des bactéries sur les parois de la vessie. Il augmente la filtration et l’élimination des déchets.

Autres bienfaits

Il améliore l’hygiène bucco-dentaire car il lutte contre les streptocoques et les bactéries à l’origine des caries. Mais ce n’est pas une raison pour mettre du vin dans le biberon des enfants, d’accord ?

Á petite dose, il combat la fatigue et libère des endorphines. Ces hormones, proches de la morphine, sont produites naturellement par le cerveau et procurent relaxation et bien-être.

Une consommation modérée de vin limite les effets indésirables de la radiothérapie. Les oncologues italiens de l’université de Campobasso ont remarqué que les femmes buvant un verre de vin par jour subissaient moins de dommages tissulaires. Celles qui ne buvaient pas ou avaient une consommation plus importante étaient davantage affectées par les effets secondaires de la radiothérapie.

Boire du vin rouge améliorerait la longévité selon une étude hollandaise de 2007. Ainsi, les consommateurs masculins auraient une espérance de vie supérieure de 3,8 années par rapport aux hommes qui ne boivent pas de vin. Pour obtenir ces résultats, il faut consommer le vin pendant les repas pour optimiser ses bienfaits et ceux des aliments.

Les dangers du vin : la face sombre d’un élixir

La plupart des vins contiennent des sulfites néfastes pour la santé. Les sulfites sont des sels d’acide sulfureux qu’on ajoute au vin pour leurs propriétés de conservation. Si on trouve aujourd’hui de plus en plus de vins sans sulfites, la modération reste quand même de mise. En effet, sulfites ou non, le vin contient de l’alcool.

La réglementation oblige les producteurs à apposer la mention « contient des sulfites » lorsque leur taux est supérieur à 10mg/l.

Les effets des sulfites

Au-delà d’un verre ils provoquent des maux de tête et des troubles digestifs qui se traduisent par des remontées acides. Les personnes asthmatiques peuvent éprouver des difficultés respiratoires. Les rhinites, crampes musculaires, problèmes de peau font aussi partie du lot.

Les effets de l’alcool

Lorsque vous dépassez la dose d’un verre quotidien, vous risquez la dépendance à l’alcool. Même si vous n’êtes jamais ivre, l’alcool agit insidieusement dans votre organisme et a des effets dévastateurs à long terme. Á ce stade, au lieu de vous protéger contre le cancer, le vin le favorise.

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Photo Gerd Altmann – Pixabay

Le rôle désinhibiteur de l’alcool peut vite tourner au cauchemar. Chacun a en tête une fête gâchée par quelqu’un qui n’a plus de limite. Un jour j’ai eu la surprise d’appendre qu’un de mes collègues avait l’habitude de monter sur les tables et de se déculotter lorsqu’il avait un coup dans le nez.

Cerveau et alcool ne font pas ménage

Les neurones détruits par l’alcool sont irrémédiablement perdus, même après un sevrage complet. Donc si papy radote, ce n’est pas forcément dû à l’âge.

Des maladies mortelles

Votre foie et votre pancréas ne vous diront pas merci. Effectivement, vous risquez la cirrhose pour l’un et la pancréatite pour l’autre. Vous risquez également de voir apparaître diverses formes de cancers : bouche, gorge, œsophage. Si vous souffrez d’addiction et ne faites rien, vous pouvez déjà commander votre cercueil et mettre des sous de côté pour l’enterrement.

Autres effets néfastes

Les problèmes cardiovasculaires, l’hypertension artérielle, le visage bouffi, les vaisseaux sanguins éclatés, les mains qui tremblent sont également les conséquences d’une consommation excessive d’alcool.

Des chiffres édifiants à connaître

En France, la consommation d’alcool entraîne chaque année 23 000 décès par maladies. Un tiers des accidents mortels sur la route sont dus à l’alcool. On considère que 10 à 20% des accidents du travail sont provoqués par la consommation de boissons alcoolisées.

Á cela s’ajoutent la violence domestique, les bagarres, les actes criminels et autres délits. Au total, on arrive à un chiffre d’environ 45 000 morts par an, c’est-à-dire 45 000 drames. Au bout du compte, combien de personnes sont touchées par les effets délétères de l’alcool ?

Mais le sujet est délicat à aborder dans un pays comme la France qui a une longue tradition viticole. Bien que la consommation des Français ait diminué, elle reste l’une des plus importantes au monde avec 10,8 litres d’alcool pur par an et par habitant. Pour vous donner une idée, cela représente 120 bouteilles de vin par an/habitant !

Et en Thaïlande ?

L’ancien Royaume de Siam est plus connu pour ses temples que pour ses vins. Cependant, l’art de cultiver la vigne fait son chemin, principalement dans le Golfe de Thaïlande et la province de Loei. Lire à ce sujet l’article  Vin en Thaïlande : pari réussi ?

La Thaïlande est le pays d’Asie où l’on consomme le plus d’alcool, essentiellement des alcools forts comme le Cognac ou le whisky. Mais les Thaïlandais sont également de grands buveurs de bière. 26% des plus de 15 ans, soit 17 millions d’habitants du Royaume, sont des consommateurs réguliers de boissons alcoolisées (3).

Des événements comme le Nouvel An, le nôtre et Songkran, sont propices aux excès. Évitez autant que possible de prendre la route à ces dates-là, préférez le train. En effet, le nombre d’accidents grimpe en flèche à ces périodes.

En conclusion

La consommation de vin ou de tout autre alcool doit rester un plaisir et un moment convivial entre amis ou en famille. Ne laissez pas le bon Dr Jekyl se transformer en Mr Hyde. Souvenez-vous que la frontière est mince entre les deux.

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  1. https://icahn.mssm.edu/profiles/mary-sano
  2. https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/fullarticle/1868537
  3. https://www.thailande-fr.com/societe/29023-lalcool-fait-tourner-la-tete-des-thailandais

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